À l'été 2008, des centaines de vêtements blancs, posés comme des oiseaux migrateurs près du Rocher Percé, furent rassemblés sur la structure légère et flottante de l'Oiseausphère ; créant ainsi un espace de rencontre poétique et un dispositif de projection cinématographique en plein-air de cinéma sur draps volants.

L'installation a culminé sur une note en devenir, par un grand dépouillement festif et fou, où les gens sont repartis avec un morceau de linge, un morceau de blanc. C'est dans cet esprit, où le citoyen est au coeur de l'art et du projet territorial que nous oeuvrons.
 
 
 
 


Devant il y a la mer, l'étendue, son vent et ses ailes.
Tout sur ce site nous porte à l'envol ;
le vent, l'horizon marin, les falaises rompues.
Puis il y a l'immensifique Rocher, lent navire d'une pierre lumineuse,
Sculptant cap de démesure à l'esprit des lieux.

Nous avons cherché à parler ce langage, de puissance, d'immensité.
Cette langue que la terre elle-même a inventé,
Et que le monde s'ignore à taire.
Quand serons-nous de l'infini du monde ?

Face à l'hégémonie mercantile qui règne,
Nous avons choisi la poésie, l'espace et l'architecture
comme source d'élargissement de la conscience du lieu, de dépassement.

Juchées sur les lignes du paysage,
De grands arbres échoués par l'automne, repêchés pour en faire d'immenses mâts,
Portent six cent vêtements blancs, à chacun son histoire,
Posés comme des oiseaux migrateurs, sur un kilomètre de câbles et de cordes.

Posés le temps d'une conversation avec l'immensité du paysage de Percé.
Le temps de nuits improbables.
Poésie, contrebasse et cinéma sur draps volants.
L'Oiseausphère a vécu tel un pavillon culturel extérieur né de l'esprit du lieu.

Aux derniers jours de l'été, les vêtements sont repartis, avec les gens,
Dans un grand dépouillement festif et fou,
Pour redevenir autre chose ailleurs.









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Chloé De Wolf et Joël Larouche
©Tous droits réservés, Marvayus, 2010


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